
Le cap des 100 : la Vague commence à devenir réelle
Aujourd’hui, FreeWillWave a franchi le cap des 100 Free Humans.
Le centième s’appelle jake black. Il vient du Canada et il a rejoint la Vague le 29 juin à 07:48 UTC.
J’ai vu ensuite son message sur X. Alors, si tu lis cet article : merci, et félicitations.
Le numéro 100 est un numéro incroyable.
Il ne s’agit pas seulement d’un chiffre rond sur un compteur. Il marque le moment où l’on commence à ne plus pouvoir considérer tout cela comme une simple idée lancée sur Internet.
Cent personnes ont rencontré la même question et ont choisi d’y répondre.
Hier soir, la dernière personne arrivée était Brian Strong, Free Human #86.
Ce soir, nous sommes 104.
En un peu plus d’une journée, environ 18 humains supplémentaires ont donc rejoint l’expérience.
À l’échelle de la population mondiale, 104 personnes, ce n’est évidemment pas encore une révolution. Mais lorsque l’on construit seul un projet depuis sa maison et que l’on a vu apparaître les numéros un par un, je peux vous assurer que le passage de 99 à 100 ne ressemble pas du tout au passage de 17 à 18.
Il y a quelque chose qui change.
Les humains autour du numéro 100
Autour de ce cap, plusieurs personnes sont arrivées presque à la suite :
vasilaros vasileios, depuis le Royaume-Uni, est devenu le Free Human #98.
Alex, depuis la Nouvelle-Zélande, a reçu le numéro #99.
Puis est arrivé jake black, depuis le Canada, avec le numéro #100.
Il a été suivi de John Grasett au Royaume-Uni, Quinlyn aux États-Unis, frédéric en France et Marguerite au Canada.
Frédéric, Free Human #103, est le deuxième membre à rejoindre la Vague depuis la France, après Apolline, Free Human #3.
Les francophones sont d’ailleurs présents depuis le début. Ils sont actuellement sept à avoir déclaré le français comme langue principale, en Belgique, en France, au Canada, au Sénégal et au Niger.
Et pendant que je rédigeais cet article, j’ai vu de nouvelles inscriptions francophones apparaître.
C’est une bonne nouvelle. Et c’est aussi la preuve que l’on peut parfois passer plusieurs heures à analyser une stratégie avant de découvrir que la solution consistait simplement à parler aux gens dans leur langue.
104 humains dans 11 pays
La Vague rassemble maintenant 104 Free Humans répartis dans 11 pays.
Le Canada reste en tête avec 35 personnes, suivi par les États-Unis avec 22 et le Royaume-Uni avec 19.
L’Australie en compte 8, la Nouvelle-Zélande 5, la Belgique et la France 2 chacune. Les Émirats arabes unis, le Niger, le Sénégal et la Tanzanie ont également leur premier Free Human.
Aucun nouveau pays n’est apparu aujourd’hui, mais les groupes existants continuent de grandir.
Et la carte est vivante.
29 personnes différentes ont déjà envoyé leur énergie au groupe, pour un total de plus de 330 gestes.
Ce n’est qu’un bouton. Un geste très simple.
Mais derrière chaque clic, il y a quelqu’un qui a décidé de revenir, de participer et de signaler aux autres : je suis toujours là.
Côté soutien financier, rien de nouveau aujourd’hui. Le premier soutien reste celui d’Oddur Tom, en Australie, qui a envoyé 5 dollars hier.
Cinq dollars ne financent évidemment pas une campagne mondiale.
Mais ils font quelque chose de peut-être plus important au début : ils prouvent qu’un humain arrivé dans la Vague peut décider spontanément de l’aider à continuer.
Deux écrans, beaucoup trop d’onglets et une Vague qui travaille la nuit
De mon côté, je travaille toujours depuis la maison.
Je commence très tôt et je termine très tard, avec le site, le code, les statistiques, les publicités, les cartes et un nombre d’onglets qu’il vaut probablement mieux ne pas communiquer publiquement.
Tout cela est réparti sur deux écrans.
Deux écrans, c’est une invention formidable : cela permet d’être débordé de manière parfaitement organisée.
Je regarde les compteurs. J’analyse les arrivées. Je cherche à comprendre pourquoi une publicité fonctionne, pourquoi une autre ne fonctionne pas, pourquoi une personne s’inscrit et pourquoi mille autres passent leur chemin.
Je change une phrase.
Je déplace un bouton.
Je vérifie un chiffre.
Je recommence.
Et pendant ce temps, les publicités diffusées sur X et Reddit attirent beaucoup de personnes vivant dans des fuseaux horaires très éloignés du mien.
Cela crée une situation assez particulière : pendant que je suis éveillé et que je regarde les compteurs, il peut ne presque rien se passer. Puis je vais dormir, et plusieurs humains arrivent.
La Vague a donc déjà compris une chose essentielle : elle fonctionne très bien sans attendre que son créateur soit disponible.
Une campagne en français
Jusqu’à présent, la communication publicitaire était surtout en anglais.
Aujourd’hui, j’ai lancé une petite campagne en français sur X :
COMBIEN D’HUMAINS CHOISISSENT LA LIBERTÉ ?
L’image reste la même : la véritable carte nocturne du monde, avec ses lumières dorées. Mais cette fois, la question est directement posée aux francophones.
Et visiblement, ils répondent.
Au moment même où j’écrivais cet article, je les voyais commencer à arriver.
J’ai donc très envie de découvrir ce qui se sera passé demain.
Je dois aussi reconnaître quelque chose : j’avais sous-estimé X au départ.
Je ne sais pas exactement pourquoi. Peut-être parce que l’on entend tellement de choses sur les différentes plateformes que l’on finit par imaginer leur efficacité avant même de les tester sérieusement.
Pour FreeWillWave, X semble pourtant produire le meilleur retour.
Avec des chiffres dont, pour le moment, je n’ose même pas vous parler.
Pas parce qu’ils sont mauvais.
Plutôt parce que j’aimerais d’abord vérifier plusieurs fois que je ne suis pas en train de rêver devant une mauvaise colonne de statistiques.
Le moment où tout peut basculer
Je sais également qu’il manque encore un événement.
Le moment où une personne disposant d’une véritable audience, un journaliste, un média ou une personnalité publique, découvre FreeWillWave et décide de le transmettre.
Je connais ce moment.
Je l’ai déjà vécu au début des années 2000, lorsque j’avais créé un autre site.
Pendant un certain temps, on travaille, on améliore, on cherche des visiteurs et on observe une progression lente.
Puis un journal ou un média publie quelque chose.
Et soudain, les gens arrivent tous en même temps.
On n’a rien modifié ce jour-là. On n’a pas trouvé un nouveau bouton magique. Quelqu’un a simplement décidé de porter l’information vers les autres — de transmettre la vibration — et cette personne avait les moyens de le faire à grande échelle.
Tout change alors en quelques heures.
Je sais que je vais revivre ce moment avec FreeWillWave.
Je ne sais pas quand. Je ne sais pas qui le provoquera. Mais je sais reconnaître la période qui le précède : celle où l’on prépare tout, où l’on corrige chaque détail et où l’on sent que quelque chose cherche encore sa porte d’entrée.
Ce qui est assez extraordinaire cette fois, c’est que je vais pouvoir partager ce moment avec vous.
Vous verrez les chiffres avant.
Vous verrez le jour où ils changeront de rythme.
Et vous verrez peut-être, presque en direct, le moment précis où la Vague cessera d’avancer humain par humain pour commencer à se propager.
Pendant ce temps, le site continue d’évoluer
Il faut évidemment que le site soit prêt lorsque cela arrivera.
Aujourd’hui, la page d’invitation personnelle a donc été entièrement repensée.
Elle commence maintenant comme commencerait une véritable conversation entre deux personnes : par la question.
Cette invitation est désormais correctement disponible dans les 15 langues du site. Jusqu’ici, certaines langues retombaient en anglais. Ce problème a été corrigé, puis toutes les traductions ont été vérifiées par une seconde intelligence artificielle.
Cette relecture a d’ailleurs permis de détecter une erreur de sens.
Même les intelligences artificielles ont besoin d’un second avis. Cela devrait rassurer une partie de l’humanité.
La page Rejoindre commence elle aussi directement par la question. L’expression « expérience sociale mondiale » est maintenant utilisée de manière cohérente dans les 15 langues.
La page de la Vague a également été améliorée, surtout sur mobile.
Les blocs prennent moins de place afin que le bouton « Nous envoyer de l’énergie » soit visible sans devoir parcourir une moitié de page.
La liste des soutiens peut être triée par date ou par montant. Le nom d’un soutien mène à son profil. Les compteurs savent maintenant se corriger automatiquement lorsqu’un onglet manque une mise à jour en direct.
La fenêtre d’invitation affiche immédiatement le QR code, et son bouton de fermeture reste visible.
Cela peut paraître anecdotique, jusqu’au jour où l’on ouvre une fenêtre sur un téléphone et où le bouton permettant de la fermer a décidé de partir vivre en dehors de l’écran.
Le formulaire de soutien a aussi été redessiné, avec des montants plus clairs, des sélections plus visibles et un bouton d’envoi plus soigné.
Enfin, les chiffres de la page d’accueil sont désormais grands, lisibles et capables de s’adapter automatiquement.
Aujourd’hui, ils affichent 104.
Mais ils sont déjà prêts pour 100 000 ou 1 000 000.
Il est toujours un peu étrange de préparer l’affichage du million lorsque l’on surveille personnellement l’arrivée du numéro 104.
Mais le travail consiste précisément à être prêt avant d’en avoir besoin.
J’aimerais raconter tout cela en direct
Je commence aussi à réfléchir sérieusement à la création d’une émission régulière consacrée à FreeWillWave.
L’idée serait de se retrouver pour observer la carte, commenter les nouvelles arrivées, suivre les pays, parler des invitations, raconter les améliorations du site et recevoir progressivement des participants.
Une émission qui ne commenterait pas seulement un projet, mais un événement en train de se produire.
Je pourrais évidemment la présenter seul.
Mais j’aimerais beaucoup partager ce rendez-vous avec une autre personne.
Quelqu’un avec qui échanger, réagir, accueillir des invités et donner davantage de vie à ce qui se passe derrière les chiffres.
Une Vague mondiale mérite probablement mieux qu’un informaticien seul devant deux écrans, même si cet informaticien possède beaucoup d’onglets.
L’idée est lancée.
Nous verrons maintenant qui elle rencontre.
Le projet a besoin de moyens pour accélérer
Je pense sincèrement que FreeWillWave peut devenir un succès.
Les premiers résultats montrent que la question touche des gens. Les inscriptions progressent. Les campagnes commencent à trouver leur public. La carte se remplit doucement et les premiers humains reviennent participer.
Mais pour envoyer cette énergie plus loin, toucher davantage de pays, produire du contenu, organiser une communication régulière et ouvrir les bonnes portes, il faudra des moyens.
Je suis donc prêt à écouter toute proposition sérieuse de soutien, de financement, de partenariat ou de collaboration.
L’objectif n’est pas de transformer FreeWillWave en produit commercial.
L’objectif est d’utiliser cet argent comme une énergie supplémentaire, afin de porter la question plus loin et de lancer la Vague à travers le monde.
Une publicité peut toucher quelques milliers de personnes.
Un média peut en toucher des centaines de milliers.
Une campagne correctement financée peut traverser plusieurs continents.
Et quelque part parmi toutes ces personnes se trouvent celles qui attendent peut-être simplement qu’on leur pose la question.
Le cap des 100 existe désormais
Il reste énormément à faire.
Il faut encore améliorer le site, trouver les bons messages, attirer les bonnes personnes, financer la propagation et provoquer ce premier véritable relais à grande échelle.
Mais aujourd’hui, une étape a été franchie.
FreeWillWave n’est plus le projet d’un seul humain.
Ce n’est plus une page vide avec un compteur à 1.
Il y a maintenant 104 Free Humans, 11 pays, plusieurs langues, des centaines de gestes envoyés au groupe, un premier soutien financier et un numéro 100 qui a lui-même parlé de son arrivée sur X.
La Vague commence à produire sa propre histoire.
Demain matin, je regarderai évidemment les compteurs.
Peut-être qu’ils auront peu bougé.
Peut-être que la campagne française aura amené plusieurs nouveaux humains.
Peut-être qu’une personne que je ne connais pas encore aura décidé de transmettre la question beaucoup plus loin.
C’est précisément ce qui rend cette aventure passionnante.
Nous savons où nous en sommes ce soir.
Nous ne savons absolument pas ce que nous découvrirons demain.
Le cap des 100 est franchi.
Et maintenant, la véritable question devient :
jusqu’où cette Vague peut-elle aller ?
— Serge